Le jeudi 9 avril, des collégiens franciliens (Yvelines) ont pu échanger en direct avec Sophie Adenot, astronaute française actuellement à bord de la Station spatiale internationale. Le contact radio a été établi par l’Université Paris-Saclay et retransmis à l’OVSQ, l’Observatoire de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, installé à Guyancourt.
Un échange en direct avec l’ISS
L’événement à l’OVSQ était coorganisé avec l’Académie spatiale d’Île-de-France. À Guyancourt, le public a pu suivre la retransmission du contact radio à 14h04, dans le hall et l’amphi Mégie de l’observatoire. Le programme comprenait aussi des conférences consacrées aux missions spatiales, à la santé des astronautes et aux instruments du LATMOS (Laboratoire Atmosphères, Observations Spatiales) embarqués dans l’ISS.
L’objectif était aussi pédagogique. « Ça permet de montrer aux jeunes les différents métiers qui existent au niveau du spatial et de leur donner des idées et de créer des vocations », souligne Mustapha Meftah, astrophysicien et chercheur au LATMOS.
Une vocation scientifique encouragée chez les jeunes
Dans la salle, se trouvaient des scientifiques, des passionnés, mais aussi des élèves du collège Les Prés de Montigny-le-Bretonneux. Ils ont également échangé avec Brigitte Godard, ancienne médecin des astronautes européens, qui leur a rappelé les contraintes physiques des missions spatiales et l’intérêt des recherches menées en orbite pour des applications sur Terre.
« On voit des étoiles dans leurs yeux quand on parle du spatial, c’est un sujet qui fait rêver. Après, c’est important d’expliquer qu’il faut beaucoup d’années d’études pour devenir astronaute », précise-t-elle.
Une mission de plusieurs mois à bord de l’ISS
Le contact radio s’inscrivait dans le cadre d’un programme ARISS, qui permet à des établissements et institutions de dialoguer avec des astronautes grâce aux radioamateurs.
Sophie Adenot a décollé le 13 février 2026 pour sa mission εpsilon vers la Station spatiale internationale. Selon l’ESA et le CNES, cette mission doit durer environ neuf mois et comprend une série d’expériences scientifiques en microgravité.