La préfecture de l’Essonne a organisé les premières Assises territoriales de lutte contre les actes antireligieux, une rencontre présidée par la directrice de cabinet de la préfète de l’Essonne. Cet événement a réuni l’ensemble des acteurs engagés dans la prévention et la lutte contre les atteintes visant les lieux de culte et les personnes en raison de leur religion.
Autour de la table figuraient notamment les représentants des différents cultes, les forces de sécurité intérieure, les services de l’État, les services académiques ainsi que plusieurs associations investies dans la promotion du vivre-ensemble et de la cohésion sociale.
Un enjeu de protection des libertés fondamentales
Ces premières Assises s’inscrivent dans un contexte où les actes antireligieux demeurent une préoccupation majeure. Selon les chiffres nationaux, 2 489 actes antireligieux ont été recensés en France en 2023.
Au-delà du constat, cette rencontre avait pour objectif de favoriser le dialogue entre les différents partenaires, de partager les bonnes pratiques et de renforcer la coordination des actions de prévention et de protection sur le territoire essonnien.
Une mobilisation collective
Les échanges ont rappelé le rôle essentiel de chaque acteur dans la prévention des discriminations et des violences fondées sur des considérations religieuses.
À cette fin, les forces de l’ordre, les services de l’État, les établissements scolaires, les représentants des cultes et les associations unissent leurs efforts pour mieux identifier les situations à risque, accompagner les victimes et prévenir toute forme de radicalisation ou de haine.
Garantir la liberté de croire ou de ne pas croire
À travers l’organisation de ces premières Assises territoriales, l’État réaffirme son engagement en faveur des principes républicains et de la liberté de conscience.
Ainsi, il poursuit un objectif inchangé : permettre à chacun d’exercer librement sa religion, ou de ne pas en avoir, dans le respect des lois de la République, tout en luttant avec fermeté contre les actes de haine et les atteintes visant les personnes ou les lieux de culte.
En outre, cette première édition constitue une étape importante dans la structuration du dialogue territorial en Essonne. Elle traduit la volonté des pouvoirs publics de renforcer durablement la mobilisation collective pour prévenir et combattre les actes antireligieux.