Yvette Roudy, figure du féminisme français et ancienne ministre, est morte à 97 ans

Publié le 18 août 2026

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Yvette Roudy, figure du féminisme français et ancienne ministre, est morte à 97 ans

Exocet Kayes

Chronique

Yvette Roudy est morte ce mardi 18 août 2026, à l’âge de 97 ans. Première ministre française chargée des Droits de la femme, elle a marqué les années 1980 par plusieurs avancées majeures pour les droits des femmes. Elle avait notamment obtenu le remboursement de l’IVG par la Sécurité sociale en 1982.

Son parcours reste aussi lié au Calvados et à Lisieux. Après son passage au gouvernement, elle devient députée puis maire de Lisieux, fonction qu’elle exerce de 1989 à 2001.

Une ministre engagée pour les droits des femmes

Nommée par François Mitterrand en 1981, Yvette Roudy prend la tête du premier véritable ministère consacré aux Droits de la femme. Elle reste au gouvernement jusqu’en 1986, sous les gouvernements de Pierre Mauroy puis de Laurent Fabius.

Elle porte alors plusieurs réformes importantes. En 1982, elle obtient le remboursement de l’interruption volontaire de grossesse par la Sécurité sociale. La même année, elle défend également une meilleure prise en charge hospitalière des IVG.

Un an plus tard, son nom reste associé à la loi du 13 juillet 1983 sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Le texte entend notamment lutter contre les discriminations dans le monde du travail.

Une figure politique à Lisieux

Après ses années ministérielles, Yvette Roudy poursuit son engagement politique dans le Calvados. Elle devient députée avant de prendre la mairie de Lisieux en 1989. Elle dirige la ville pendant douze ans, jusqu’en 2001.

Son attachement à la question de l’égalité ne disparaît pas avec son retrait de la vie politique. Elle continue notamment à prendre position sur les droits des femmes et sur les inégalités entre les sexes.

En 1996, elle signe ainsi le « Manifeste pour la parité » avec plusieurs anciennes ministres, dont Simone Veil et Édith Cresson. Le texte défend alors une meilleure représentation des femmes en politique.

Des hommages après sa disparition

L’annonce de sa mort a rapidement suscité des réactions dans le monde politique. Le Parti socialiste a salué une femme ayant « porté des avancées historiques » pour les droits des femmes. De son côté, l’Élysée a rendu hommage à une « pionnière » du féminisme français.

Yvette Roudy est décédée à Cabestany, dans les Pyrénées-Orientales, où elle résidait depuis plusieurs années. Elle laisse derrière elle une trajectoire politique marquée par les combats pour l’égalité et plusieurs réformes qui ont durablement changé la vie des femmes en France.

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