Éco-Régions #15 : crues en Bretagne, relance du textile, recherche sans tests sur le vivant et reconversion industrielle

Publié le 30 janvier 2026

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Éco-Régions #15 : crues en Bretagne, relance du textile, recherche sans tests sur le vivant et reconversion industrielle

Présentation : Michel Picot

Émission

Dans ce nouveau numéro d’Éco-Régions, focus sur plusieurs sujets au cœur de l’actualité économique, industrielle et scientifique des territoires : les conséquences des crues et de la submersion marine en Bretagne sur l’activité des entreprises, la reprise d’une marque textile historique dans les Vosges par un jeune entrepreneur, le développement de la recherche numérique pour tester l’action de molécules sans expérimentation sur le vivant à Limoges, et la reconversion industrielle d’une entreprise textile à Troyes face à la concurrence internationale.

Bretagne : crues et submersion, des entreprises impactées

En Bretagne, les épisodes de crues successives et la submersion marine affectent durablement certains territoires du littoral. Entre les communes de Plovan et Pouldreuzic, dans le Finistère, une portion de route départementale a cédé sous la pression combinée de l’eau douce et de la mer, mettant en évidence la vulnérabilité des infrastructures face aux phénomènes climatiques.

La coupure de cet axe a des conséquences directes pour les entreprises locales, notamment dans le secteur de la restauration et du tourisme. Les professionnels évoquent une baisse de fréquentation liée aux difficultés d’accès, tout en soulignant la nécessité d’un accompagnement des collectivités pour maintenir l’activité. Ces événements relancent également les débats sur l’aménagement du littoral et l’adaptation aux évolutions du trait de côte.

Vosges : à 23 ans, il reprend la marque textile Céramique

Dans les Vosges, berceau historique de l’industrie textile, un jeune entrepreneur de 23 ans a repris la marque Céramique, spécialisée dans les vêtements techniques intégrant des particules céramiques. Initialement développée pour des usages industriels et des équipements de protection, la technologie a ensuite trouvé des applications dans le sport de haut niveau.

Fondée par un chimiste, la marque s’est appuyée sur les propriétés thermorégulantes et posturales de ses textiles pour se faire connaître auprès de sportifs professionnels. Après une période de croissance freinée par la crise sanitaire, l’entreprise a réduit son activité avant d’envisager une relance progressive.

Le nouveau dirigeant souhaite repenser la stratégie commerciale, en s’appuyant sur des partenariats et en diversifiant les usages, avec notamment des projets dans le linge de maison et une nouvelle collection de vêtements de sport annoncée.

Limoges : tester l’action des molécules sans expérimentation sur le vivant

À Limoges, une entreprise installée au sein d’un technopôle développe depuis 2019 des solutions de modélisation numérique destinées à évaluer l’action de molécules sans recourir à des tests sur le vivant. La société s’appuie sur des simulations informatiques pour prédire le comportement des actifs, notamment dans les domaines de la cosmétique, de l’agroalimentaire et de la pharmacie.

L’approche repose sur une forte collaboration avec les clients, associant recherche scientifique, validation expérimentale et ajustements successifs. Les équipes travaillent aussi bien avec des petites structures qu’avec des programmes de recherche de long terme, parfois en lien avec des universités.

Cette méthode permet d’apporter des éléments de compréhension sur la pénétration des molécules et leur efficacité, tout en s’inscrivant dans une démarche de réduction de l’expérimentation animale.

Troyes : reconversion industrielle pour Tricotage du Cellier

À Troyes, l’entreprise Tricotage du Cellier illustre la reconversion progressive de l’industrie textile française. Fondée en 1979, la société produisait autrefois plusieurs milliers de pulls par jour pour de grandes marques, avant de subir la concurrence internationale et les effets des accords de libre-échange.

Face au déclin du marché de l’habillement, l’entreprise a abandonné une grande partie de cette activité pour se tourner vers de nouveaux débouchés. Elle fournit désormais des cordons destinés au secteur agroalimentaire, utilisés notamment pour le conditionnement de produits agricoles, ainsi que des solutions de filtration pour piscines commercialisées sous sa propre marque.

L’activité, aujourd’hui stabilisée, permet à la PME de recruter et de poursuivre ses investissements. Le dirigeant évoque également le développement de nouveaux produits, dont un cordon compostable destiné aux cultures maraîchères.

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