Moustique tigre en Île-de-France : la surveillance renforcée débute le 1er mai 2026

Publié le 05 mai 2026

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Moustique tigre en Île-de-France : la surveillance renforcée débute le 1er mai 2026

Texte : Jules Maucouard / Edition : Wilfried Richy

Chronique

L’Agence régionale de santé Île-de-France lance une campagne de surveillance renforcée du moustique tigre à partir du 1er mai 2026. Elle se poursuivra jusqu’au 30 novembre dans les huit départements franciliens, pendant la période d’activité maximale de l’insecte.


Ce qu’il faut retenir

  • La surveillance du moustique tigre est renforcée en Île-de-France du 1er mai au 30 novembre 2026.
  • L’insecte est désormais implanté dans tous les départements franciliens.
  • Le moustique tigre peut transmettre la dengue, le chikungunya et le Zika.
  • Un réseau de 435 pièges pondoirs est déployé dans la région.
  • Les habitants peuvent limiter sa prolifération en supprimant les eaux stagnantes autour de leur logement.

Pourquoi le moustique tigre est-il surveillé en Île-de-France ?

La surveillance renforcée du moustique tigre en Île-de-France vise à suivre la présence de l’insecte, limiter sa prolifération et réduire les risques de transmission de maladies comme la dengue, le chikungunya et le Zika.

Le moustique tigre, ou Aedes albopictus, constitue aujourd’hui un enjeu de santé publique. Cette espèce invasive est désormais durablement installée en France métropolitaine. En Île-de-France, sa présence est confirmée dans les huit départements.

La région présente plusieurs facteurs de vigilance : une forte densité de population, des déplacements nombreux et des échanges internationaux importants. Ces éléments augmentent le risque d’introduction de virus par des personnes revenant de zones où circulent la dengue, le chikungunya ou le Zika.

L’objectif des autorités sanitaires est donc d’intervenir rapidement en cas de signalement ou de cas confirmé, afin d’éviter l’apparition de contaminations locales, appelées cas autochtones.

Comment la surveillance est-elle organisée ?

La stratégie repose d’abord sur une surveillance entomologique. En 2026, 435 pièges pondoirs sont déployés dans les huit départements d’Île-de-France pour suivre l’évolution des populations de moustiques tigres.

Ces pièges sont installés dans des secteurs jugés sensibles, notamment près des établissements de santé, des aéroports et d’autres zones à fort passage. Des relevés réguliers permettent d’adapter les interventions sur le terrain.

Les habitants sont également associés au dispositif. Ils peuvent signaler la présence du moustique tigre afin de renforcer la détection précoce et d’orienter les actions de surveillance.

Que se passe-t-il en cas de maladie signalée ?

En parallèle de la surveillance des moustiques, une surveillance épidémiologique est assurée par les professionnels de santé. Les cas de dengue, de chikungunya ou de Zika doivent être déclarés aux autorités sanitaires.

Ces signalements permettent de déclencher rapidement des opérations ciblées de lutte antivectorielle. L’objectif est de limiter le risque qu’un moustique tigre pique une personne infectée, puis transmette ensuite le virus à d’autres personnes.

La rapidité d’intervention est donc essentielle. Plus le délai de réaction est court, plus le risque de transmission locale diminue.

Comment éviter la prolifération du moustique tigre ?

Pour limiter la présence du moustique tigre, il faut supprimer les eaux stagnantes autour des habitations. L’insecte pond dans de très petites quantités d’eau, souvent présentes dans les jardins, sur les balcons ou dans les cours.

Les gestes les plus efficaces sont simples :

  • vider les soucoupes de pots de fleurs ;
  • nettoyer les gouttières ;
  • couvrir les récupérateurs d’eau ;
  • ranger les objets laissés dehors ;
  • vérifier les seaux, arrosoirs, bâches, jouets ou pneus ;
  • renouveler régulièrement l’eau des gamelles d’animaux.

Ces actions permettent de supprimer les gîtes larvaires, c’est-à-dire les endroits où les larves de moustiques peuvent se développer.

Des actions de sensibilisation dans les communes franciliennes

L’ARS Île-de-France mène aussi des actions de sensibilisation auprès des collectivités et du grand public. Des affiches, flyers et supports d’information sont diffusés pour rappeler les bons gestes à adopter au quotidien.

La campagne 2026 s’accompagne également d’événements sur le terrain. Des stands de sensibilisation seront présents lors de plusieurs manifestations locales, notamment la Fête de la Nature à Coignières, la Journée verte et bleue à Brunoy ou encore la Fête de l’Âne à Asnières-sur-Seine.

Ces rendez-vous permettront d’échanger directement avec les habitants et de diffuser des conseils pratiques pour reconnaître le moustique tigre et limiter sa prolifération.

Six webinaires pour mieux comprendre les risques

Un cycle de six webinaires est également proposé dans le cadre du Plan régional santé environnement 4. Ces temps d’échange sont ouverts aux professionnels comme au grand public.

Ils ont pour objectif de mieux faire connaître le moustique tigre, les maladies qu’il peut transmettre et les moyens de prévention disponibles. Ils doivent aussi encourager les bonnes pratiques dans les communes, les établissements recevant du public et les habitations particulières.

Une mobilisation collective contre le moustique tigre

Face à l’installation durable du moustique tigre en Île-de-France, la campagne de surveillance renforcée doit permettre d’anticiper les risques sanitaires et de protéger la population.

Mais les autorités sanitaires ne peuvent pas agir seules. La lutte contre le moustique tigre repose aussi sur la vigilance des habitants. En supprimant les eaux stagnantes et en signalant la présence de l’insecte, chacun peut contribuer à limiter sa propagation.

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