Alors que plusieurs incendies mobilisent d’importants moyens de secours à travers le pays, le président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, Éric Coquerel (LFI), demande au gouvernement de revoir sa copie. Il appelle le Premier ministre à présenter, dès la fin du mois d’août, un projet de loi de finances rectificative afin de débloquer des crédits supplémentaires pour la lutte contre les feux et l’accompagnement des territoires sinistrés.
Selon le député, l’ampleur des incendies de cet été justifie une réponse budgétaire immédiate. Il estime que le prochain projet de loi de finances, attendu pour 2027, arriverait trop tard pour répondre aux besoins des services de secours et des collectivités confrontées aux conséquences des feux.
Des moyens supplémentaires réclamés
Éric Coquerel souhaite notamment renforcer les capacités de la sécurité civile. Il plaide pour davantage de moyens aériens, des équipements supplémentaires et un soutien financier aux territoires touchés. Il demande également des aides destinées aux communes, aux entreprises et aux habitants affectés par les incendies.
Cette demande s’inscrit dans un contexte où les feux de forêt gagnent en intensité et en fréquence. Plusieurs responsables politiques alertent depuis plusieurs mois sur la nécessité d’adapter les moyens de lutte aux effets du changement climatique.
Un débat qui dépasse le seul budget
Pour autant, le gouvernement n’a pas indiqué s’il comptait donner suite à cette proposition. La question d’un budget rectificatif fait déjà l’objet de discussions depuis plusieurs mois, notamment en raison de la situation des finances publiques. L’exécutif privilégie jusqu’à présent d’autres leviers pour ajuster les dépenses de l’État en cours d’année.
Au-delà du débat budgétaire, cette prise de position relance une interrogation plus large : les moyens consacrés à la sécurité civile sont-ils encore adaptés à des saisons estivales marquées par des incendies toujours plus précoces et plus destructeurs ? Cette question devrait continuer d’alimenter les discussions parlementaires dans les prochaines semaines, à l’approche de l’examen du budget 2027.