Gif-sur-Yvette : le campus du CNRS devient un laboratoire grandeur nature pour la biodiversité

Publié le 30 septembre 2026

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Gif-sur-Yvette : le campus du CNRS devient un laboratoire grandeur nature pour la biodiversité

Exocet Kayes

Chronique

Papillons, chauves-souris, insectes, arbres et prairies vont être observés de près à Gif-sur-Yvette. Le campus du CNRS est devenu le premier site pilote de son nouvel Observatoire de la biodiversité. Une expérimentation destinée, à terme, à s’étendre progressivement aux différents sites de l’organisme de recherche en France.

Papillons, chauves-souris et insectes sous observation

Déployé à Gif-sur-Yvette depuis mai 2026, le dispositif doit permettre de mieux connaître les espèces présentes sur le campus, mais surtout de suivre leur évolution dans le temps.

Le terrain se prête particulièrement à l’exercice. Le campus s’étend sur 80 hectares, dont la moitié est boisée. Il abrite notamment des séquoias, des ginkgos, des cèdres de l’Atlas ou encore un platane d’Espagne tricentenaire.Pour mesurer l’état de cette biodiversité, le CNRS s’appuie sur plusieurs protocoles scientifiques.

Les chercheurs et agents suivent notamment les papillons de jour, la flore des prairies urbaines et les populations de chauves-souris. Les données récoltées doivent permettre d’étudier différents phénomènes, comme les conséquences du changement climatique, la fragmentation des corridors biologiques ou encore les pratiques d’entretien des espaces verts.

Gif-sur-Yvette dispose également d’un équipement supplémentaire : une tente Malaise. Ce dispositif capture des insectes volants afin d’analyser leur ADN et de les identifier. En une année, plusieurs milliers d’espèces peuvent ainsi être détectées sur un site comme celui de Gif.

Adapter la gestion du campus grâce aux données

L’objectif ne consiste pas uniquement à dresser un inventaire. Le CNRS veut utiliser les résultats pour adapter concrètement la gestion de ses espaces. Une cartographie de la biodiversité doit notamment permettre de mieux orienter l’entretien des espaces verts et de favoriser la présence des différentes espèces.

Cette démarche prolonge plusieurs actions déjà engagées sur le campus. L’écopâturage y est pratiqué depuis 2022, tandis qu’une partie des déchets végétaux est transformée en paillage. Le site dispose également d’un rucher-école et a obtenu le label EcoJardin en 2025.

Avec ce nouvel observatoire, Gif-sur-Yvette devient donc un terrain d’expérimentation à ciel ouvert. Un laboratoire grandeur nature où les données scientifiques doivent désormais aider à mieux protéger la biodiversité, mais aussi à préparer le campus aux effets du changement climatique.

© image : Mairie de Gif-sur-Yvette

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