Paris-Saclay au cœur du déplacement de Valérie Pécresse en Corée du Sud

Publié le 15 septembre 2026

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Paris-Saclay au cœur du déplacement de Valérie Pécresse en Corée du Sud

Exocet Kayes

Chronique

Paris-Saclay regarde vers la Corée du Sud, du 15 au 17 septembre 2026, Valérie Pécresse conduit une délégation francilienne dans le pays pour renforcer les coopérations autour de l’innovation, de l’intelligence artificielle et des mobilités autonomes. Une délégation de Paris-Saclay participe également au déplacement afin de rapprocher les écosystèmes scientifiques et technologiques des deux territoires.

Paris-Saclay veut renforcer ses liens avec la Corée du Sud

Premier pôle scientifique et technologique français, Paris-Saclay rassemble universités, grandes écoles, organismes de recherche, start-up et entreprises.

Sa présence au sein de la délégation doit permettre de présenter cet écosystème aux investisseurs et partenaires coréens. Elle s’inscrit également dans la continuité du projet Paris-Saclay 2035, qui vise notamment à transformer l’excellence académique et scientifique du territoire en moteur économique à dimension internationale.

Valérie Pécresse est accompagnée de plusieurs élus régionaux, dont Geoffroy Didier, chargé de l’intelligence artificielle, et Grégoire de Lasteyrie, chargé des transports. Cinq entreprises franciliennes spécialisées dans des secteurs stratégiques participent aussi au déplacement.

Spatial, biotechnologies, semi-conducteurs ou encore industrie du futur : la Région veut ainsi créer de nouvelles passerelles économiques avec la Corée du Sud.

Les véhicules autonomes au centre des échanges

Les mobilités autonomes occupent une place importante dans ce déplacement.

Valérie Pécresse doit notamment visiter l’Anyang Smart City Integrated Operations Center. Ce centre utilise l’intelligence artificielle et l’analyse de données pour piloter différents services urbains, du trafic routier à la gestion des situations d’urgence.

La délégation francilienne pourra également découvrir des expérimentations coréennes de navettes et de bus autonomes. Un échange avec le constructeur Hyundai complétera cette séquence consacrée aux transports du futur.

Ces rencontres font directement écho aux projets actuellement préparés en Île-de-France.

Une première expérimentation attendue à Paris-Saclay

Île-de-France Mobilités souhaite en effet franchir une nouvelle étape dans le développement du transport collectif autonome. Une première expérimentation doit être lancée à Paris-Saclay, territoire déjà fortement impliqué dans la recherche sur ces technologies.

Le plateau accueille notamment l’institut Vedecom, partenaire d’Île-de-France Mobilités et acteur spécialisé dans les mobilités innovantes. Ainsi, la Région veut profiter de l’expérience acquise en Corée du Sud pour étudier les conditions concrètes de déploiement de véhicules autonomes en Île-de-France.

L’objectif dépasse la seule expérimentation technologique. À terme, ces solutions pourraient compléter l’offre de transports collectifs, notamment dans les secteurs moins bien desservis.

Intelligence artificielle, batteries et industrie

Le déplacement doit également permettre de nouer des liens avec plusieurs poids lourds de l’industrie coréenne. La délégation rencontrera notamment les dirigeants de LG Energy Solution, spécialiste mondial des batteries et de l’électrification.

Un lien existe déjà avec l’Île-de-France. En 2025, la Région avait accordé 250 000 euros pour soutenir l’implantation à Bruyères-sur-Oise d’une unité de recyclage de batteries de véhicules électriques portée par Derichebourg Environnement et LG Energy Solution.

Enfin, Valérie Pécresse se rendra à Suwon pour renouveler le partenariat entre l’Île-de-France et la province de Gyeonggi, engagé il y a dix ans.

Un nouveau plan d’actions doit être signé autour de plusieurs priorités : innovation, intelligence artificielle, nouvelles technologies, mobilités et jeunesse.

Pour Paris-Saclay, ce déplacement constitue donc une nouvelle occasion d’accroître son rayonnement international, mais aussi de nouer des coopérations concrètes autour des technologies qui pourraient transformer les transports franciliens dans les prochaines années.

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