Le dispositif « Territoire zéro chômeur de longue durée » (TZCLD) continue de se développer dans le quartier Fougères – Le Vau, dans le 20e arrondissement de Paris. Le 29 juillet, Marie Bâville, directrice adjointe de cabinet du préfet de Paris, est allée à la rencontre des acteurs mobilisés autour de cette expérimentation nationale. L’objectif : favoriser le retour à l’emploi des personnes durablement éloignées du marché du travail.
À cette occasion, elle a découvert les actions menées par La Compagnie du 20e, une entreprise à but d’emploi (EBE) créée dans le cadre du dispositif. Cette structure recrute des personnes privées d’emploi depuis longtemps en CDI. Parallèlement, elle développe des activités qui répondent aux besoins du quartier et de ses habitants.
Un modèle expérimenté dans plusieurs territoires
Lancé en France il y a plusieurs années, le programme Territoire zéro chômeur de longue durée repose sur un principe simple : transformer le coût du chômage de longue durée en financement de nouveaux emplois. Les entreprises à but d’emploi recrutent ainsi des habitants volontaires pour exercer des activités qui ne concurrencent pas les entreprises déjà implantées localement.
Dans le 20e arrondissement, les salariés interviennent notamment dans des missions de proximité, avec un objectif d’insertion professionnelle et de développement de services utiles aux habitants.
Une structure soutenue par des financements publics
Pour fonctionner, La Compagnie du 20e bénéficie de financements publics. Selon les informations communiquées par la préfecture, la Direction régionale et interdépartementale de l’Économie, de l’Emploi, du Travail et des Solidarités (DRIEETS) d’Île-de-France lui consacre une enveloppe annuelle de 691 000 euros.
Ce financement permet d’assurer le fonctionnement de l’entreprise et de poursuivre les recrutements dans le cadre de l’expérimentation.
Une expérimentation toujours observée
Le dispositif Territoire zéro chômeur de longue durée reste suivi à l’échelle nationale. Plusieurs territoires mettent en avant des résultats encourageants en matière d’insertion. Toutefois, les pouvoirs publics poursuivent l’évaluation de cette expérimentation. Ils cherchent notamment à mesurer son impact sur le retour durable à l’emploi, son coût pour les finances publiques et sa capacité à être déployée dans d’autres territoires.
Dans le 20e arrondissement, cette visite s’inscrit dans ce travail de suivi. Elle a permis aux représentants de l’État d’échanger avec les acteurs locaux et d’observer le fonctionnement du dispositif sur le terrain. Il faudra toutefois attendre les prochaines évaluations pour mesurer pleinement les effets de cette expérimentation à long terme.